Objets épurés et géométriques, installations discrètes et ludiques, les interventions de Jeppe Hein se placent dans la tradition de la sculpture minimaliste. En même temps, elles en prennent le contre-pied avec la mise en place d’un dialogue incongru avec le spectateur qui peut modifier son expérience selon l’activation des oeuvres.
Le travail de Jeppe Hein, qui porte l’influence de l’esthétique minimaliste, place au coeur de ses préoccupations la notion de l’interactivité dans une démarche d’activation du potentiel communicatif de l’art. L’expérience physique de l’oeuvre constitue une priorité pour l’artiste, aux antipodes de la conception traditionnelle de l’oeuvre d’art, avec laquelle le spectateur garde ses distances. « J’essaye plutôt d’ouvrir de nouvelles possibilités pour que les spectateurs perdent leur timidité et le respect absolu envers l’art1 », note l’artiste.
Le projet des « Modified Social Benches », développé en trois séries entre 2005 et 2008, ouvre la discussion sur le comportement de l’individu dans l’espace urbain. Ces bancs réinventés, au caractère ludique, rompent avec
le côté impersonnel du banc traditionnel et présentent une grande inventivité de formes insolites et surprenantes, qui deviennent déclencheurs d’échanges et de partage parmi les gens qui rentrent en interaction hysique avec les sculptures. L’oeuvre présente ainsi des qualités sociales et demeure catalyseur de sociabilité t de convivialité dans l’environnement urbain, obtenant ainsi une dimension thérapeutique contre la solitude et l’aliénation des sociétés contemporaines. Fruits des recherches de l’artiste sur l’architecture, la ommunication et le comportement social dans l’espace urbain, les « Modified Social Benches » visent, par le biais du ludique et de l’interactif, à transmettre des messages plus profonds. Comme l’exprime l’artiste, « L’espace public devient de moins en moins public […] l’activité sociale des gens définit en partie l’énergie d’une ville. Si on réduit l’espace public, on crée un problème. Je souhaite que l’art soit un outil de discussion entre le lieu, l’architecture et l’homme2. »
Nikoleta Tsagkari
- Entretien entre Jeppe Hein et Sophie Legrandjacques. Disponible ici
- Propos de l’artiste recueillis par William Yeoman, « Smoke and mirrors », West Weekend Magazine, 30 janvier 2010, p. 22-23.
Collection Frac Normandie
Dans le cadre de la Biennale d’art contemporain 2026.
exposition
-
du
30 mai 2026
au
30 août 2026
Le 4bis et Place de la République
Le 4bis
4 bis rue Horeau
mer › dim / wed › sun
14h › 19h
T. 02 43 09 21 67
inauguration le samedi 30 mai
à partir de 5 ans
autres événements liés
Maëlle Ledauphin
exposition
Gérard Collin-Thiébaut
Le Silence du monde ou "La-Famille-sans-nom", 2000
exposition
Sébastien Vonier
Mama’s hand, 2023
Tranquille, 2026
exposition
Harald Fernagu
Le prince de Bel-Air, 2023
La pièce manquante, 2020
Dieux merci, 2011-2024
exposition
Béatrice Dacher
Le Dur Désir de Durer
exposition
Rémi Uchéda
L’arbre à cymbales, 2022
exposition
Stefan Rinck
Camarillo in Disguise, 2025
Fate’s fool, 2025
exposition
David Michael Clarke
Sept flèches, 2011
Oeuvre pérenne
exposition
Jean Bonichon
Terra Caprinea Incognita, 2022
Oeuvre pérenne
exposition
Pierre Beloüin / Optical Sound
The Circulating Library, 2008
Oeuvre pérenne
exposition
Maxime Lamarche
Le Poids des choses, 2022
Oeuvre pérenne
exposition





