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Jacques Halbert / Capitaine Lonchamps

Le Paradis perdure
Du 6 avril du 16 juin 2013
Chapelle du Genêteil
Deux artistes à la pratique singulière. Jacques Halbert ne peint que des cerises et Capitaine Lonchamps recouvre de petites taches blanches les images et objets qu'il recueille.

Jacques Halbert

Né le 27 janvier 1955 à Bourgueil en Touraine, il vit et travaille à Candes-Saint-Martin. Encore étudiant aux beaux-arts de Bourges, c’est en 1975 que Jacques Halbert peint sa première cerise. Dès lors, ce sujet gourmand ne cessera plus de nourrir son oeuvre prolifique. Le motif de la cerise comme revendication de sa position artistique a mené l'artiste de la peinture à la performance, de la France aux Etats-Unis, lui faisant partager l’aventure de Fluxus et du Eat Art.

 

Il se dirige régulièrement vers d’autres sujets tout aussi culinaires, tels les petits pois, pommes de terre fumantes ou peintures gratinées, mais la cerise est le seul motif qui traverse de façon continue son travail sur ces trente dernières années. La cerise est apparue dans le travail de Jacques Halbert au milieu des années 70, comme une réaction provocatrice à l’aspect cérébral du mouvement Support-Surface omniprésent dans l’environnement artistique du moment.

Ses oeuvres « cerisistes » utilisent un motif explicitement figuratif pour un travail abstrait. Par certains aspects, son travail rappelle des mouvements radicaux, qui ont repoussé la peinture dans ses limites les plus extrêmes, notamment Daniel Buren et Niele Toroni et des démarches singulières comme Roman Opalka. Mais en choisissant la cerise, Jacques Halbert court-circuite cette tendance radicale en y intégrant humour et dérision, ainsi qu’une vitalité pop, qui le situent aussi dans la filiation de l’esprit Fluxus et de toutes les tentatives artistiques visant à relier l’art et la vie.

 Capitaine Lonchamps

Né en 1953, Capitaine Lonchamps est un peintre qui met à l'honneur des petites taches blanches dans ses tableaux. Il se dit avoir une activité pataphysique qui consiste en une science du particulier, de l'exception.

 

« Si la méthode d’appropriation du Capitaine Lonchamps conserve sa fraîcheur, le motif de neige qui recouvre obsessionnellement les images trouvées par l’artiste n’est pas le seul responsable. Cette neige appliquée avec une précaution maniaque, mais sans préciosité ostentatoire, est dotée d’une puissance critique qui excède le détournement post-dada et burlesque. Les conséquences de cette entreprise finalement minimaliste de l’artiste « enneigeur », sont incertaines pour l’oeil et l’esprit. Il fallait penser à ce geste dont on ne peut décider s’il désigne (dénonce ?) la sottise de la majeure partie des images produites ou s’il pointe (extrait ?) la beauté secrète qui gît dans le phénomène proprement dit de l’image. C’est cette incertitude qui (me) laisse dans un suspens, un blocage même, de l’interprétation. La neige - la peinture pour tout dire - renforce-t-elle la banalité des images du monde ou dérange-t-elle les stéréotypes ? »

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