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De la sexualité des orchidées

Sofia Teillet / L'Amicale
Circonférences
vendredi 15 mars
21h
Théâtre des Ursulines
tarif unique 3€
+ de tarifs
durée : 50 min
placement libre
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distribution
conception et écriture Sofia Teillet / production Camille Bono / L’Amicale / ingéniosité et entraide précieuse - remerciement Marion Le Guerroué
production et soutien
Production l’Amicale de production. Coproduction Le Carré, Scène nationale – Centre d’art contemporain d'intérêt national du Pays de Château-Gontier. Avec le soutien du Théâtre de Poche, scène de territoire pour le théâtre / Bretagne romantique et Val d’Ille – Aubigné et la Maison folie Wazemmes, Lille.
Sofia Teillet s'intéresse à la « sexualité végétale » car c'est en fait une façon détournée de parler d’amour...

"Tout être organisé, sans doute d’après une loi universelle de la nature, demande à être accidentellement croisé avec un autre individu. " Charles Darwin 1870.

En juin 2014 après un stage donné par Frédéric Ferrer sur la conférence théâtrale, j’ai commencé à m’intéresser à la « sexualité végétale ». Je n’y connaissais rien, mais enthousiasmée par l’ouvrage de Maurice Maeterlinck, j’avais envie d’approfondir ce sujet, qui était en fait une façon détournée de parler d’amour. Car le végétal contient le paradoxe suivant : celui d’être enraciné, tandis que la nature réclame forcément un déplacement vers l’autre sexe, pour une reproduction nécessaire à toute espèce. Et c’est ce qui le contraint à trouver toutes sortes de stratagèmes et arrangements pour « rencontrer l’autre ».

A la lecture de différents ouvrages de botanique durant le travail, je trouvais fréquemment citée l’Orchidée, comme une fleur de référence, de par sa technique de reproduction admirablement développée. Et c’est finalement l’ouvrage très complet de Charles Darwin De la fécondation des orchidées par les insectes, qui m’a décidée à ne parler que de ce végétal-là (à la reproduction réellement fascinante et pour la plupart ignorée).
Cette conférence consisterait donc à expliquer ce point précis : quelles techniques l’orchidée a-t-elle inventées (différentes et plus élaborées que les autres fleurs), pour assurer sa fécondation. On pourra étudier par exemple la place de l’orchidée dans le monde végétal (combien de milliers d’années a-t-elle, combien d’espèces d’orchidées etc), ou l’analyse de la structure d’une fleur hermaphrodite type (organe sexuel du végétal), afin de pouvoir la comparer ensuite avec la structure d’une orchidée et observer les différences. Ce sera aussi l’occasion d’en comprendre la forme particulière (attirante ou répugnante selon les sensibilités). Nous pourrons ainsi retrouver ensemble les cours de biologie que nous avons eus enfants, tout en les approfondissant, et avec la joie de conscientiser ce que la plupart d’entre nous a oublié : quand on offre une fleur à quelqu’un, on offre en fait les organes génitaux d’un individu végétal.

Circonférences bénéficie du soutien de l’Hôtel du Cerf.